L'expression
« Web 2.0 » a été utilisée à partir de 2004. Son usage a été massif et
reconnu vers 2007. En principe, l'expression désigne une certaine
évolution de l'usage du Web, les sites étant devenus plus interactifs.
Le terme a rapidement été réutilisé à des fins marketing, au point que
certains informaticiens en viennent à considérer que cette expression
n'a pas d'existence autre que marketing. Depuis, le terme a été décliné,
d'une part en ajoutant « 2.0 » à tout concept pour signifier
« s'appuyant sur le web 2.0 » (par exemple le Marketing 2.0). De même,
pour décrire l'évolution du Web, de nombreux numéros de versions ont été
proposés (Web 1.0 pour désigner, par opposition, les débuts du Web)
certains pour tenter d'établir une terminologie cohérente, d'autres par
parodie. Et le web 2.0 est arrivé comme un outil favorisant une
appropriation par les internautes des nouveaux outils appartenant à la
mouvance "open source" pour publier des contenus numériques...Laurence
Allard, maître de conférences à l'Université de Lille dans « Evolution
ou révolution, le web 2.0 est bien là », nous en donne les
caractéristiques et ce qui fait d'abord sa dimension sociale : "Ecrire,
commenter, copier-coller, mixer, publier, partager ou échanger des
photos, vidéos, liens et tag... En effet, en 2007, on recense 62
millions de blogs dans le monde. La France est au premier rang européen :
sur les 4 millions de blogs européens mis à jour, un million d'entre
eux sont français. Avec le web 2.0, l’usager devient co-développeur du
fait de sa simplicité de l’interface. Les options du cette technologie
ont ouvert la voie de la simplicité pour le texte avec wiki (qui
signifie rapide est un système de gestion de contenu de site web qui
rend les pages Web réalisables et modifiables par les visiteurs
successifs autorisés), pour les échanges de photos, de vidéos et
l’émergence d’autres outils de socialisation. C’est le cas notamment de Flickr, YouTube, MySpace, Facebook,
Orkut, Friendster…Le web 2.0 fait ainsi partie du quotidien de chacun,
oscillant entre technologies et usages, en devenir permanent. Il se
rapproche peut-être de l'internet, tel qu'il avait été construit, autour
du partage de connaissances.
Mais les évolutions technologiques se
poursuivent et ont aujourd’hui donnée le concept du web 3.0.
L'expression Web 3.0 est utilisée en futurologie à court terme pour
désigner l'internet des objets qui suit le web 2.0 et constitue l'étape à
venir du développement du web. L'Internet des objets représente
l'extension d'Internet à des choses et à des lieux dans le monde réel.
Alors qu'Internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde
électronique, l'internet des objets (IdO) a pour but de l'étendre au
monde réel en associant des étiquettes munies de codes ou d'URLs aux
objets ou aux lieux. Ces étiquettes pourront être lues par des
dispositifs mobiles sans fil.
Enfin, certains parlent même de web 4.0 qui constitue une gigantesque mise en commun de ressources (données et systèmes d’informations) et une habitude de partage forte entre particuliers et entreprises ou Cloud Computing. Dès
lors, dans les affaires, le paradigme change. D’un monde fermé, aux
ressources concentrées, à l’information cloisonnée, nous passons à un
monde où le partage entre entreprises est accru et où les offres se
constituent par alliance afin de mieux répondre aux besoins des
utilisateurs. Les promesses du web 4.0 seront très visibles dans la médecine à distance, le co-learning ou le co-consulting, c’est-à-dire
l’alliance ponctuelle de deux entreprises (potentiellement concurrentes
mais surtout aux compétences connexes) pour constituer la meilleure
réponse possible à une demande.